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Délivrance (Yannick)

Délivrance (Yannick)

Date : janvier 2019

Lieu : à proximité de Lille

L’histoire que je vais vous raconter s’est déroulée le week-end du 19-20 janvier 2019.

Tout commence au mois de novembre 2018 lorsque ma mère me demande si j’accepterais de faire une séance médiumnique sur photo pour l’une de ses collègues de travail. Pour que les choses soient claires, je ne travaille pas en qualité de médium, j’ai un véritable emploi, très éloigné du monde du “surnaturel“ ou du “paranormal“ d’ailleurs. Je considère que la médiumnité est une faculté qui doit être mise au service des autres (incarnés et désincarnés), et après l’avoir refoulée pendant de nombreuses années, je rends désormais service quand je le peux, et de manière totalement gratuite et désintéressée. J’accepte donc la proposition et me retrouve durant le mois de novembre avec la photo d’un jeune homme dont la seule information dont je dispose le concernant est son prénom. Il s’ensuit une séance concluante puisque j’obtiens une multitude d’informations sur les goûts de ce jeune homme, son allure physique, ses passions, les circonstances de sa mort, et ses proches, en lisant le message reçu que j’ai retranscris au format numérique pour pouvoir l’envoyer, reconnaissent immédiatement son langage, ses expressions, son vocabulaire et retrouve donc, au travers d’une vingtaine de lignes, la personne qu’ils ont connu, ce dont je suis très heureux. Cette collègue de travail demande ensuite à ma mère si j’accepterais de faire le même travail sur une personne vivante. N’ayant jamais réalisé ce type de séance, je l’avertis qu’il y a peu de chance que j’obtienne quoi que ce soit, mais si je peux aider, je veux bien tenter. Comme je m’y attendais, ou justement parce que je m’étais suggestionné en ce sens, rien ne se passe. La nuit, toutefois, je rêve de cette femme que je vois très malade et habitant une maison occupée par de nombreux esprits dans le trouble. Je fais part de mon rêve à ma mère qui en parle à sa collègue de travail qui vient d’apprendre le matin même de son amie qu’elle vient d’apprendre qu’elle est atteinte d’un cancer de stade 4 au niveau de la tyroïde. Elle indique également à ma mère qu’elle n’est pas surprise par ma vision de la maison de son amie car depuis plusieurs années, personne ne veut aller chez elle tant tout le monde s’y sent oppressé, triste, déprimé, et certains y ressentent également de la peur.

Quand ma mère me communique ces informations, j’avoue ne pas trop savoir quoi en faire. Je débute dans l’expérimentation de ma médiumnité, je sais que, par le passé, j’ai déjà aidé des esprits à rejoindre leur au-delà (cf : témoignages : la dame de l’escalier), mais c’était il y a longtemps… J’entends alors une voix clairement me dire : « vas-y ! ». Je demande si ma mère vient de me dire quelque chose au téléphone, et avant qu’elle ne me réponde, j’entends : « vas-y ! Ils ont tous besoin d’aide ». Ni une ni deux, je dis à ma mère qu’il faut que je monte chez cette femme. Vivant seule avec ses enfants et étant un homme, je peux comprendre qu’elle ne soit pas très à l’aise à l’idée de me recevoir chez elle pour plusieurs jours, puisque j’habite Lyon et qu’elle habite en périphérie de Lille. La collègue de travail de ma mère, qui est son amie d’enfance, prend alors quelques jours de congés pour m’accompagner, mais nous prévient qu’il est hors de question pour elle de dormir dans cette maison car elle a trop peur. Et voilà comment le vendredi 18 janvier au matin, après avoir annulé mes cours à l’Université pour la journée, je me retrouve dans un TGV au départ de Lyon, et à destination de Lille. Sur place, je retrouve la collègue de travail de ma mère qui a loué une voiture, ce qui m’arrange bien puisque je n’ai pas le permis de conduire… Avant qu’elle ne me dise que nous n’étions pas loin, je suis pris d’un sentiment d’angoisse, une boule au ventre, comme lorsque l’on passe un examen ou un entretien d’embauche. Plus l’on se rapproche de la maison, plus le sentiment d’angoisse et d’oppression se fait prégnant, je commence à avoir du mal à respirer, et la collègue de travail de ma mère comprend ce que je ressens car elle me dit : « Ben dit donc, toi qui est si bavard et jovial, tu es tout blanc et ne dis plus rien, ça va ? » Nous arrivons enfin devant cette fameuse maison qui se trouve en bout de chemin au fond d’un lotissement. Je suis presque soulagé de la voir enfin car, de l’extérieur, elle ne dégage rien de particulier. Nous entrons donc, nous présentons les uns et les autres et passons dans le salon avec Mme D.

En entrant dans le salon, nous repassons par le hall d’entrée, et je note déjà qu’il y a cet escalier dont je ne cesse de rêver depuis plusieurs nuits et en haut duquel je vois systématiquement une silhouette noire. Je suis donc à la fois rassuré et inquiet. Dans le salon, je ressens immédiatement la présence d’une dame âgée qui se tient dans le fond de la salle manger sur notre droite. Elle ne semble pas dans le trouble puisque consciente de son état, mais inquiète pour Mme D. J’en conclue donc qu’elles ont un lien d’affection sans arriver à le définir dans l’instant. Nous discutons avec Mme D. et sa fille de 19 ans. Toutes deux m’expliquent qu’elles ne voulaient pas s’installer dans cette maison qui appartient à un bailleur social. Mais, comme aucun autre logement n’était disponible, elles ont bien été obligées de prendre cette maison. Dès que la famille a emménagé, les premières manifestations ont commencé (coups dans les murs, sensation d’oppression, cauchemars, silhouettes sombre glissant le long des murs la nuit, bruit de pas, etc.) Au fil des années, ces manifestations n’ont jamais cessé et progressivement la famille a commencé à se déchirer, Mme D. a développé un certain nombre de problèmes de santé et a perdu son emploi). Je sens un certain nombre d’esprits dans cette maison. Mais aucun n’a vécu dans cette maison et n’a de lien avec cette famille, à l’exception de la petite dame âgée que j’ai perçu rapidement en arrivant. Je pose la question à mon guide de la raison de leur présence dans cette maison en particulier. Pourquoi ici ? J’ai immédiatement l’information qu’ils ont été appelés ici lors de séances de spiritisme. Je fais part de mon information à Mme D. qui s’exclame : « Ben ça alors, deux médiums me l’ont déjà dit ! ». Elle m’explique qu’avant son emménagement, une famille habitait ici, et elle est partie très précipitamment au bout de quelques mois en y abandonnant une grande partie de leurs affaires. « Ils sont partis en pleine nuit et personne ne les a jamais revus. Ensuite, la maison, personne n’en voulait. Elle est restée vide pendant plusieurs mois jusqu’à ce qu’on arrive. »

La soirée se passe et nous décidons de faire le tour du propriétaire. A l’étage, tout se passe bien jusqu’à ce que mon regard croise une porte au bout du couloir qui m’inspirait, sans que je n’arrive à me l’expliquer, une sorte de peur. A ce moment-là, je sais que quelqu’un se dissimule dans cette pièce, j’y suis attiré comme une abeille sur un pot de miel. Je demande à Mme D. ce qu’il y a derrière cette porte. Elle me dit que c’est la chambre de son fils aîné, A., que j’ai croisé un peu plutôt dans la soirée et qui m’a regardé comme si j’étais un ovni avant de filer à une soirée. Je demande si je peux entrer et elle me dit que oui. A peine suis-je entré que je suis assailli d’un sentiment de peur. Il se dégage du fond de la pièce une colère intense qui me tétanise dans un premier temps. Je ne vois rien, mais j’entends : « dégage ! ». Je reprends vite fait mes esprits, et je parle à l’esprit que je ne vois pas, mais que j’entends, avec douceur et fermeté en lui expliquant que je ne suis ici pour chasser personne, mais pour comprendre ce qu’il se passe, qu’il mérite mieux que cette colère, que je peux le comprendre s’il accepte de coopérer et de me parler, et que je veux juste l’aider à rencontrer tout l’amour et la paix auxquels il a droit. Je ferme la porte et l’invite à venir me parler dans la nuit dans ma chambre.

Dans la chambre, je me sens plutôt bien, mais peut-être une vingtaine de minutes après m’être couché, j’entends frapper à ma porte. C’est Mme D. qui semble déstabilisée. Elle m’explique que son fils aîné, A., qui vient de rentrer semble agité et contrarié par le fait que je sois couché car il doit repartir le lendemain de bonne heure et souhaitait me parler. Elle s’exclame : « je ne comprends pas, il ne parle jamais à personne, il est renfermé, parfois très agressif et colérique sans que l’on comprenne pourquoi. Il est très réservé d’habitude. Je me demande ce qu’il se passe. Je comprends pas pourquoi il veut vous parler. » Je lui demande si c’est lui que j’entends tousser comme un turberculeux depuis une bonne demi-heure. Elle acquiesce de la tête et me dit : « C’est dès qu’il est dans cette maison, je ne comprends pas. Dehors, il ne tousse jamais. Tous ces amis le confirment vous savez. Je ne blague pas ! » Je l’invite à venir s’asseoir sur le bord de mon lit. Nous discutons alors de son mal-être depuis qu’il est dans cette maison, des cauchemars récurrents qu’il vit depuis des années, de son impression que sa vie est totalement entravée, et que pour lui, cette situation vient de cette maison, des esprits qui l’habitent, mais qu’il n’arrive pas à la quitter. Il m’indique qu’il pique régulièrement des crises de colère qui l’ont conduit à défoncer la plupart des portes de la maison sans qu’il n’arrive à s’expliquer sur l’origine de cette colère. J’avais effectivement constaté que les portes avaient des trous qui avaient été fait par des coups de poing. Il m’indique qu’il ne se voit aucun avenir. Je lui explique ce que j’ai vécu un peu plus tôt dans la soirée dans sa chambre et que je vais faire de mon mieux pour les aider. Je lui fais remarquer que depuis qu’il est dans ma chambre, il ne tousse plus du tout. Il confirme et s’en étonne.

Sitôt que A. quitte ma chambre, il se remet à tousser avec une forme de violence, l’on dirait que ses poumons vont finir par se déchirer. Avec beaucoup de peine compte-tenu de ce que je viens d’entendre, je tente de trouver le sommeil quand j’entends : « Va dormir avec lui ! ». Je dis à mes guides : « Heuu…J’ai de l’humour, mais faut pas pousser non plus les gars ! », et j’entends de nouveau : « Va dormir avec lui ! Tu comprendras demain au réveil ! ». Je vais donc voir A. dans sa chambre. Je lui explique, assez mal à l’aise faut le dire, ce que je viens d’entendre. Très curieusement, il me regarde et me dit : « pas de problème ! », presque sur un ton soulagé. Vu le personnage, je m’attendais plutôt à me faire envoyer balader comme il faut, et je me souviens m’être dit: « Ben dis donc, c’est le pompon là ! » Me voilà donc à 2h45 du matin, avec ma couette et mon oreiller sur l’épaule, partant m’installer dans son lit tandis qu’il prend le canapé convertible qui est dans sa chambre. Durant toute la nuit, A. ne va pas tousser une seule fois.

Je n’arrive quasiment pas à fermer l’œil de la nuit, et à un moment donné, alors que je somnole, je sens un froid intense envahir la pièce et je m’entends dire à voix haute : « Ah te voilà. Parfait ! On va pouvoir parler maintenant ». Je reçois alors instantanément tout un tas d’images dans ma tête. Je vois un jeune homme qui s’appelle Thomas. Il est à une soirée. Il y a beaucoup de monde, mais au fond de lui il est seul. Il a toujours été seul. Il ne s’est jamais senti à sa place. Il ne s’est jamais senti aimé. Ce soir-là, à cette fête, c’était le soir de trop. Je le vois seul ensuite en haut d’un immeuble tandis que la fête continue de se dérouler quelques étages plus bas. Il attend de voir si quelqu’un s’est rendu compte de son absence, mais personne ne vient. Je le vois alors se jeter dans le vide. Ma tête est alors submergée d’informations qui arrivent si vite que je n’ai pas le temps de les recevoir une à une. J’ai l’impression d’être un ordinateur entrain de faire une mise à jour. Mais je comprends tout alors ! Thomas a trouvé en A. son âme-sœur, ce frère, cet ami qu’il n’a jamais eu de son vivant. Il a été attiré par A. car ils ont les mêmes ressentis, les mêmes sentiments. Ils sont le pendant l’un de l’autre, et un système de vases communicants s’est instauré entre eux. Quand A. se réveille, et sachant qu’il est timide et réservé, je lui dis que je vais lui poser des questions très précises et intimes sur lui-même à partir d’informations que Thomas m’a communiqué sur lui, et je lui demande simplement de me répondre s’il confirme ou s’il infirme.

Après avoir confirmé la véracité de toutes les informations que je lui livre, je le sens très déstabilisé. Je lui raconte mon rêve sur Thomas et là, il devient blême, et me dis que je suis entrain de lui décrire le cauchemar qu’il vit régulièrement depuis des années. La boucle est bouclée pour moi. Je dis à A. qu’il va falloir qu’il m’aide pour que Thomas puisse gagner son au-delà, qu’il puisse trouver l’amour et la paix qu’il n’a pas connus durant son incarnation. Il me demande ce qu’il va devoir faire. Je lui dis que cela va être difficile pour lui, émotionnellement, car il va falloir qu’il pense à tout l’amour qu’il n’a pas eu lui-même, à tout l’amour qu’il aurait aimé recevoir de son père, et qu’il l’envoie par la pensée à l’esprit de Thomas car c’est cela qui les relie : le manque d’amour, la solitude. Je le fais asseoir en face de moi, nous nous prenons les mains, et je dirige la séance de délivrance en guidant également A. Au bout d’une dizaine de minutes, l’esprit de Thomas s’en va dans une grande lumière, très ému par l’amour qu’il éprouve à ce moment-là. Il n’y a plus de colère dans la chambre de A., et lui-même se sent libéré d’un poids, très ému par la séance. Durant tout le reste de la matinée, il ne toussera plus. Il enverra des SMS à son frère, à sa mère, à sa sœur en leur disant des mots tendres et affectueux qu’il n’avait plus prononcés depuis des années. En quelques minutes, A. redevient le jeune homme attachant que sa famille avait connu, mais qui avait disparu depuis quelques années pour laisser la place à un jeune homme dépressif et colérique.

Après ce début de journée, je pars me balader dans les bois environnant pour me poser un peu mentalement. Puis, l’après-midi, le plus jeune de la famille sort un album de photos et commence à me parler de ses proches disparus. Lui qui ne sort jamais de sa chambre se rapproche de moi, discute, pose des questions, partage des émotions. Mme D. est stupéfaite. De mon côté, je comprends assez vite qu’un esprit bienveillant est entrain de l’utiliser pour parvenir à ses fins. En voyant la photo d’une petite dame âgée que je sens encore dans la pièce, je sursaute et m’écrie : « c’est elle ! C’est elle qui est là depuis hier soir ! ». Mme D. m’explique qu’il s’agit de sa grand-mère. Vers la fin de sa vie, elle était atteinte d’une maladie neuro-dégénérative et elle avait condamné une partie de la salle à manger pour y installer son lit médicalisé. Exactement là où nous nous trouvions. Je sens qu’elle veut se communiquer à ses proches, et elle n’est pas la seule. Je décide donc d’organiser une séance médiumnique improvisée afin de permettre aux esprits de dire ce qu’ils ont à dire à leurs proches. La séance se passe merveilleusement bien. Toute la famille est en pleurs, et j’ai bien du mal à retenir mes larmes aussi, car ils reconnaissent parfaitement leur proche dans les informations que je leur communique. Tour à tour, la grand-mère, la mère et le père de Mme D. s’expriment, et à chaque fois je constate que l’information fait mouche. Assez rapidement, ce sont des traumatismes profonds que les esprits, par leur demande de pardon, leurs encouragements, ou leurs explications, tentent de guérir, d’apaiser… J’en suis bouleversé et presque gêné de me retrouver, malgré moi, témoin de cette scène, au cœur même de l’intimité d’une famille qui a subi bien des tourments et des souffrances, mais que je ne connaissais pas il y a encore 24 heures.

Alors que la séance médiumnique se termine, je m’aperçois qu’une bonne dizaine d’esprits qui erraient dans la maison et se manifestaient depuis des années décident de se montrer. Je le sens, je le sais, ils sont prêts à partir ! Ils ont compris. Je constate que certains semblent se voir les uns les autres pour la première fois, comme s’ils découvraient le visage des autres présences qu’ils sentaient dans leur trouble. Je demande à Mme D. et à ses deux enfants (19 ans et 16 ans) s’ils souhaitent libérer ces esprits avec moi. Comme je l’avais fait le matin pour A., je leur explique qu’il n’y a pas besoin de don ou d’une quelconque faculté pour permettre à des esprits de passer dans l’au-delà, mais que c’est l’amour la clé de tout ! Nous faisons alors une séance de délivrance et je vois tous ces esprits se diriger vers une lumière magnifique, certains très émus par l’amour qu’ils ressentent alors. La petite famille est de nouveau en pleurs, et me font part de leurs sensations durant ce moment très particulier.

La fin du samedi sera joyeuse et légère. Le petit dernier, qui est d’habitude reclu dans sa chambre qu’il a transformé en véritable bunker, est joyaux, avenant, blague avec nous et semble allégé d’un fardeau. Mme D. m’indique qu’elle n’a jamais vu son fils comme ça ! Dans la nuit de samedi à dimanche, aucune manifestation, aucun cauchemar, tout le monde va se lever reposé, souriant et détendu. Lorsque la collègue de travail de ma mère vient me récupérer, elle est déboussolée. Elle m’indique ne pas reconnaître les enfants de son amie, ni même la maison qu’elle trouve métamorphosée, alors même que nous n’avions pas encore eu le temps de lui raconter ce qu’il s’était passé la veille. Nous avons décidé de tous garder contact afin notamment d’aider Mme D. dans sa lutte contre son cancer.

Pour conclure cette histoire, je voudrais simplement vous dire que je ne vous la raconte pas pour témoigner à titre personnel de ce que je vis – on s’en fout ! – mais bien pour partager avec vous une conviction née de mon expérience : la clé de tout dans ces histoires de fantômes qui circulent partout, c’est l’amour. Une fois encore ici, c’est l’amour donné en sincérité à un esprit qui s’est donné la mort parce qu’il pensait que personne ne pourrait jamais l’aimer qui lui a permis de gagner son au-delà, et partant de délivrer les vivants qu’il polluait de sa présence angoissée, coléreuse, et désespérée. Il n’y a pas besoin de faculté ou de don particulier pour aider ceux qui errent parfois autour de nous à gagner leur au-delà, les aider à se délivrer de leurs peurs, leurs peines, leurs angoisses, leurs incompréhensions, etc., et par là-même nous délivrer nous-mêmes de tourments qui nous accablent sans nous appartenir. Ces âmes en peine n’attendent qu’une pensée amoureuse sincère pour prendre conscience de leur état, prendre conscience que leur culpabilité n’a plus lieu d’être, qu’il n’y a pas de jugement de l’autre côté du voile, si ce n’est celui de leur propre conscience… Ayez toujours en tête chers amis nuréens que, si un esprit tape des coups dans les murs, hurle dans la nuit, fait exploser vos ampoules ou bouge vos meubles, ce n’est pas toujours pour faire peur. C’est aussi parce qu’ils n’ont que ce moyen pour se signaler, pour demander de l’aide, vous faire comprendre qu’ils sont là, à vos côtés, prisonniers d’eux-mêmes. Les esprits peuvent aussi choisir de vous faire peur, c’est vrai. Mais ce n’est bien souvent pas par méchanceté, mais seulement parce que, d’une certaine manière, dans leur dimension, nous sommes « leurs fantômes ». En entrant dans une maison, nous apportons nos propres énergies, et nos vibrations perturbent les leurs. Sans nous percevoir réellement, ils ressentent nos présences et se sentent menacés, ils ont peur, car, pour eux, ils sont toujours dans « leur » maison et ce sont nous les intrus, les “présences“ ! Il faut donc toujours penser à dialoguer avec eux, à les rassurer sur nos présences, à leur expliquer leur état, à leur proposer de les aider à partir ou à négocier un partage de la maison. Cela m’est déjà arrivé, et certaines familles vivent aujourd’hui depuis plusieurs années en paix avec leurs fantômes ; lesquels leur feront signe le jour où ils seront prêts à partir. On n’entre pas dans une maison un crucifix à la main en aspergeant de l’eau bénite partout ou en enfumant toutes les pièces avec de la sauge vociférant des prières comme si l’on chassait des démons ou des choses infâmes. On ne chasse pas nos frères en humanité, ni même nos frères des autres règnes comme s’ils étaient des êtres abominables, des sortes de choses dont il faudrait être débarrassé pour vivre en paix. Nous ne pouvons vivre en paix que si nous les aidons à trouver la leur… Un esprit coincé ici bas avec nous n’est qu’un oiseau aux ailes brisés… Nous avons le pouvoir, par l’amour que nous pouvons leur donner, de guérir ces ailes afin qu’ils prennent leur envol… Ce n’est que ma conviction et mon expérience… Je tenais à vous la faire partager.

Yannick

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