Nuréa TV

D’étranges boules lumineuses (Jean-Yves)

D’étrange boules lumineuses (Jean-Yves)

Date : 19 août 1989

Lieu : Village de Bramans, Vallée de la Maurienne, Savoie

Nota : Afin de vérifier que ma mémoire vis à vis de cet évènement est encore fiable, j’ai demandé le mois dernier à mon cousin, le second témoin de cette rencontre, de me raconter lui-même le souvenir qu’il en garde lui-même, sans l’arrêter, Si ce n’est quelques différences d’appréciations ou de ressentis, nos témoignages sont cohérents.

Je suis né en 1964 et l’expérience que je vais vous raconter, je l’ai vécue le soir du 19 aout 1989. J’avais à l’époque 25 ans. Je venais de terminer mes études et dans l’attente de mon premier emploi j’habitais encore chez mes parents à Modane, dans la vallée de la Maurienne, en Savoie.

Ce jour-là mon cousin m’a proposé de monter dormir dans le chalet d’alpage de ses parents situé au-dessus du village de Bramans, petite station située à 1300 mètres d’altitude. Le sac à dos rapidement rempli des quelques affaires nécessaires pour passer la nuit, je me rendis à Bramans et de là, je montais derrière mon cousin sur sa moto trial.

Son chalet d’alpage est situé sur la chaine frontalière avec l’Italie, à une altitude légèrement supérieure à 2000 mètres, en face nord, à la verticale du vallon d’Ambin qui permet d’accéder à l’Italie à pied. A cette altitude en face nord les arbres sont rares et à l’inverse du Parc national de la Vanoise situé sur l’autre versant de la Maurienne, ce secteur est particulièrement peu fréquenté par les randonneurs. A l’époque, on ne rencontrait seulement que les locaux et les alpagistes pour les bêtes en estive. Pour ces raisons, j’ai toujours trouvé ce secteur particulièrement sévère, surtout avec les sommets qui surplombent le chalet.

Début de soirée tranquille, repas dans le chalet. A la nuit tombée, on est sorti dehors pour se régaler d’une vue sans pareil sur le ciel nocturne car ce soir-là aucun nuage ne venait l’obscurcir. A cette altitude, loin des lumières des grandes villes, la vision du ciel était et est toujours excellente et la voie lactée est bien visible. Cependant en avançant sur le terre-plein qui est devant le chalet et en regardant sur le flanc nord du vallon d’Ambin, on aperçut distinctement à une distance de 3 km, trois lumières se déplaçant sur une zone de falaises blanchâtres. Elles montaient, descendaient, allaient rapidement de gauche à droite, apparemment sans logique.

On observa le phénomène quelques minutes et on finit par en conclure qu’il devait s’agir d’un phénomène électrique, type orage sec ; aucun « guignol » ne pouvant s’amuser à faire du pendule (technique d’escalade) avec des lampes torches sur cette falaise en pleine nuit (ce qu’on imagina un temps !)

Faute d’explication plus concluante et pour tuer le temps en attendant d’aller dormir, on décida pour s’amuser de marcher de nuit dans la forêt située en contrebas en s’éclairant d’une maigre lampe torche. On espérait qu’avec un peu de chance on puisse rencontrer des animaux (chamois, cerfs, sangliers, renards…) Lui comme moi avions l’habitude de se promener par tous temps et toutes saisons en montagne ; je me demande d’ailleurs si mon cousin n’était pas employé comme bucheron à cette période. Au terme d’une descente sur le sentier qui n’a pas durée plus de cinq minutes, on entraperçut à travers les sapins et épicéas, venant du bas de la forêt, des lumières qui semblaient se diriger vers nous. Comme il devait être entre 23h00 et minuit on se demandait bien qui pouvait monter sur le sentier à cette heure : peut-être un ami ou un membre de la famille qui avait décidé de nous retrouver tardivement ? Curieux tout de même.

On continua la descente du sentier pour arriver jusqu’à ces lampes. Mais au fur et à mesure qu’on descendait le sentier, je trouvais étrange que ces lampes éclairent si bien et qu’elles soient si hautes. Mais point de lampes et pas plus d’amis à l’horizon ; surprise ! En allant à la rencontre de ces lumières on rencontra trois boules lumineuses qui flottaient à quelques mètres au-dessus du sol, au milieu des épicéas, en se déplaçant légèrement de haut en bas. Waouh !

On les approcha selon moi à une dizaine de mètres, cinq selon mon cousin. Elles avaient environ 50 cm de diamètre, un mètre selon mon cousin. Elles étaient opaques avec cependant comme des fluctuations de « densité » à l’intérieur, une sorte de mouvement. La zone de forêt alentour en était légèrement éclairée, mais l’éclairage qui émanait des boules ne gênait pas les yeux. On resta quelques minutes à les observer, se posant à voix haute des questions sur ce qu’on rencontrait. Je me souviens qu’elles avaient des mouvements verticaux, montant et descendant légèrement et doucement entre les arbres. Après un temps d’étonnement à les regarder, je me disais que je n’aimais pas trop ces déplacements ; pas normal, pas trop sympa, ça ne ressemblait pas à un phénomène naturel ou tout au moins à un truc connu.

Au fur et à mesure que les minutes passaient le côté fun du début s’est dissipé. Je me sentais de moins en moins rassuré. Il faut dire que le contexte avait déjà de quoi donner une atmosphère spéciale : de nuit, dans la forêt, assez haut en montagne et donc loin de toute autre habitation. Bref je commençais à ne pas en mener large même si j’étais à moitié rassuré par la présence de ce cousin qui était bâti comme une armoire et qui avait des biceps de la taille de mes cuisses.

Vers la fin de notre observation je me souviens qu’il m’a dit vouloir foncer dans leur direction ! Là c’est lui qui m’a fait peur. Au secours, surtout pas ça ! Je me souviens avoir eu une pensée du type « surtout ne pas provoquer ces machins, on ne sait pas ce que c’est » suivie d’une autre « ne pas rester seul avec ces bidules des fois qu’il lui arrive quelque chose ». Mon cousin, s’approcha quand même plus que moi. Il m’a rappelé avoir senti une force l’empêcher d’avancer, non pas physiquement, mais comme s’il en avait été contraint mentalement (sic) De mon côté je n’ai pas gardé le souvenir de cette sensation.

Allé, stop, on se casse. Je crois que c’est moi qui lui ai proposé de faire prudemment demi-tour et de remonter au chalet. Ouf ; on remonte le sentier en direction du chalet. Et surtout je passe devant, mon cousin, lui je le laisse marcher juste derrière moi, on ne sait jamais … Un coup d’œil de temps en temps vers le bas : ça va, plus de lumières, plus de boules. Je trace, il faut que le cousin suive. Sauf que sur le chemin du retour, après avoir laissé ces lumières dans notre dos, surprise de taille. On retrouve à nouveau ces sphères lumineuses juste un peu plus loin devant nous, sans les avoir vu passer, et surtout pile sur le tracé du sentier retour, toujours flottante entre les arbres.

Le souvenir de cette seconde « rencontre » est plus confus. J’ai surtout gardé en moi les émotions du moment. Au début j’ai instinctivement pensé : « putain elles nous empêchent le retour ! » Dès cet instant il n’y avait plus dans mon esprit de phénomène naturel, plus de hasard. Il y avait forcément dans ces choses une intention, une volonté : celle de nous bloquer ? Qu’est-ce qui va se passer ?

Visuellement, j’ai bien gardé en mémoire l’image de ces trois sphères suspendues dans l’espace forestier plus clairsemé, avec le ciel en fond, on était en effet à les regarder d’en bas sur une pente soutenue. Par contre j’avoue ne plus me rappeler de rien d’autre : combien de temps on est resté à les regarder ? À quelle distance ? Puis au bout d’un temps indéfinissable, probablement pas plus de quelques minutes, elles ont fusé ensemble à la verticale à une vitesse fulgurante. On les a perdues de vue en une, peut être deux secondes. Merde ! On est remonté par le sentier mais je craignais de les retrouver sur le plateau d’alpage où est construit le vieux chalet. Mais non, plus rien. Abasourdis, nous en avons probablement reparlé à l’abris du bâtiment.

Le seul dernier souvenir, c’est lorsque j’ai eu envie de pisser durant la nuit. Comme le chalet ne comportait pas de toilettes, il fallait aller dehors ! Non, pas question de me retrouver face à E.T. en sortant à l’extérieur, J’ai attendu la toute dernière extrémité, suis sorti du sac de couchage, j’ai marché jusqu’à la porte du chalet que j’ai seulement entrouvert. J’ai rapidement regardé si une nouvelle « surprise » ne m’attendait pas dehors et sur le pas de la porte, je me suis soulagé de ma tisane en battant certainement un record de vitesse.

De retour en famille le lendemain, nous avons raconté notre rencontre, sans avoir été véritablement cru me semble-t-il. Quelques mois plus tard j’ai démarré ma vie professionnelle et cette histoire a été mise dans un coin de ma mémoire. Bien qu’étant d’un naturel plutôt curieux, je ne me suis pas passionné plus que ça pour les ovnis. J’ai seulement dû lire un ou deux ouvrages sur le sujet en 25 ans, sans plus. Ce n’est que ces dernières années, grâce à internet, plus tard grâce à votre web TV que je suis tombé de plus en plus fréquemment sur d’autres témoignages et m’y suis réintéressé à nouveau.

Depuis cette rencontre inhabituelle, il arrive de temps à autre que je vive des phénomènes hors du commun, comme des rêves prémonitoires extrêmement précis et très improbables, ainsi que d’autres curiosités… Sans en avoir la moindre certitude, j’aime à penser que c’est peut-être cette rencontre qui est à l’origine de certaines de mes perceptions non ordinaires. J’aime à croire qu’on n’est pas seul dans l’univers et qu’un jour je rencontrerai vraiment l’un quelconque de nos voisins galactiques et pas seulement l’un de leurs engins d’exploration. Et si au lieu de croire ce que l’on voit, il semble au contraire qu’on ne voit que ce à quoi l’on croit, j’ai bon espoir d’être entendu. Je suis prêt cette fois ci.

Le plus étonnant dans tout ça : lorsque j’ai demandé il y a un mois à mon cousin qu’il me raconte sa version et ce, dans ce même chalet désormais transformé en refuge, sa fille, une adolescente qui écoutait distraitement, n’en avait jamais entendu parler, ni elle, ni ses frères et sœurs apparemment ! Il ne leur avait jamais parlé. Elle n’y a pas porté plus d’attention que ça, préférant en rire et retourner s’amuser avec ses cousines, mes filles. C’est tellement mieux dans les films …Et elle que voudra-t-elle voir ?

Jean-Yves


Ce témoignage n’est pas sans nous rappeler deux témoignages assez similaires partagés sur Nuréa TV il y’a quelques mois par :

Maxime

et Mikaël

Cliquez sur les images pour accéder à ces deux témoignages


N.B. : la photo à l’affiche de cet article est une illustration.

Rafraîchir les commentaires

Laissez un commentaire

Ces sujets peuvent egalement vous intéresser...

WordPress Lightbox