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Le message « caché » des bas-reliefs du Temple de Preah Vihear

Chers lecteur(rice)s,

Je prends ma modeste plume aujourd’hui pour vous présenter les pistes de recherches et travaux de Manu Alteirac, un chercheur alternatif (pour reprendre une expression en vogue) qui, fort d’une formation en arts graphiques, d’une maîtrise poussée des outils informatiques et d’un sens de l’observation minutieux et aguerri, nous a livré ses constatations étonnantes au sujet de bas-reliefs situés sur le site du Temple de Preah Vihear au Cambodge.

Commençons tout d’abord par quelques éléments d’ordre géographiques et historiques qui permettront à chacun de mieux appréhender le cadre de ces travaux.

Le site dont nous parlons se trouve dans une zone frontalière entre le Cambodge et la Thaïlande, dans la province cambodgienne de Preah Vihear à laquelle il donne son nom. Cette zone est encore aujourd’hui sujette à de sévères contentieux entre les deux pays ayant précisément ce temple pour objet.

 

Le Temple de Preah Vihear, monument inscrit au patrimoine de l’UNESCO, fut érigé au 11ème siècle, durant l’Empire Khmer. Notons toutefois que les premières constructions bâties sur le site datent elles du 9ème siècle. A l’origine, le temple fut dédié à Shiva et plus généralement à la pratique de l’hindouisme avant de servir aux rites bouddhistes à partir de la fin du 13ème siècle, suite au déclin de l’hindouisme dans cette région.

L’architecture de ce site est composée de quatre gopuras (constructions par lesquelles on pénètre dans les enceintes successives du temple) et consiste essentiellement en une chaussée et des marches à gravir pour accéder au sanctuaire trônant au sommet d’une falaise.

 

Revenons maintenant aux observations de notre chercheur qui s’intéresse lui aux bas-reliefs sculptés sur ces gopuras.

Au-delà du caractère particulièrement chargé de ces sculptures, Manu Alteirac s’emploie à faire ressortir de ces œuvres les formes « cachées », disséminées au gré des ornements.

Il analyse ces bas-reliefs à travers trois niveaux de lecture :

  • Une vision globale ou d’ensemble qui donne à voir à l’observateur une profusion de détails qui, si elle créé une impression, une émotion à celui-ci, ne lui permet pas d’accéder à l’information contenue dans ces bas-reliefs
  • Une vision centrée sur le détail qui permet à l’œil attentif de faire ressortir de cet enchevêtrement des formes et des détails significatifs
  • Une analyse géométrique de ces ornements qui permet d’établir une « clef de lecture » et de prêter de l’attention et du sens aux détails que les auteurs de ces sculptures auraient voulu, de façon subtile, mettre en évidence.

 

Attardons-nous quelques lignes sur ce 3ème niveau de lecture ! Si j’ai bien tout compris à la démarche de Manu Alteirac, il semblerait qu’il y’ait un décalage entre le caractère parfaitement symétrique de ces bas-reliefs et les asymétries volontairement créées dans ceux-ci pour mettre en avant certaines formes et volutes. Cette asymétrie est selon notre chercheur totalement délibérée et vise à révéler par contraste des visages, s’appuyant sur le fait qu’ « aucun visage dans la nature n’est parfaitement symétrique ». Cette hypothèse et piste de travail, si elle s’avère fondée, nous démontre à nouveau la méthodologie des anciens qui, s’appuyant sur une constante observation de la nature, utilisent le savoir né de cette observation pour laisser un message à celles et ceux qui prendront la peine de le lire et de le déchiffrer.

 

 

Ainsi, cette étude nous dévoile des scènes et surtout une multitude de crânes et de visages qui ne sont pas sans nous rappeler les traits que nous retrouvons sur les crânes allongés des cultures sud-américaines et autres cultures anciennes à travers le globe. Manu fait quant à lui, et à juste titre selon moi, une analogie entre certaines de ces représentations humanoïdes et des sculptures de Nuku Hiva que l’on retrouve dans les Îles Marquises en Polynésie Française.

 

 

Autant mettre tout de suite et gaiement les pieds dans le plat. Ces crânes allongés et ces formes à caractère humanoïde sont souvent associés (à tort ou à raison, chacun se fera sa propre opinion) à des entités exogènes, des êtres à forme humanoïde mais venus d’ailleurs (Allez soyons fous et osons un « gros mot » : à des extraterrestres !!) étayant un peu plus et par la même cette fameuse théorie des Anciens astronautes dont nombre d’entre vous, j’en suis sûr, ont déjà eu écho.

Pour celles et ceux qui seraient passés à côté de cette théorie (ou peut-être devrais-je dire hypothèse ?), voici en quelques mots un bref cours de rattrapage :

La théorie des Anciens astronautes (ou néo-évhémérisme) est une théorie selon laquelle d’anciennes civilisations ont été en contact avec des « visiteurs » extraterrestres venus apporter sur la Terre le savoir dans divers domaines (écriture, architecture, agriculture, mathématiques, astronomie et médecine). Ces entités seraient devenues des « dieux »et correspondraient aux êtres hors-normes que nous retrouvons dans les anciennes mythologies et dont l’archéologie dévoile les cultes.

 

 

Je le sais chers lecteurs ! Me voilà pris en flagrant délit d’interprétation spéculative et certains me croiront définitivement perdu, sacrifié sur l’autel de la croyance et de l’imagination fertile. C’est votre droit et je ne vous en tiendrais pas gré !

Vous pourrez avancer que les visages et motifs que Manu Alteirac nous donne à découvrir sont le fruit d’une confusion de nos sens et résulte d’un phénomène de paréidolie. Peut-être avez-vous raison, peut-être pas ? Je me pose moi-même la question et aurais bien du mal à trancher en l’état actuel de mes connaissances.

Souvenez-vous toutefois que certaines avancés en matière de savoir ne se sont pas faites sans heurts, sans moqueries pour finalement prendre corps et sens à la lumière de connaissances et/ou de technologies nouvellement acquises.

Pour ma part, je dis un grand MERCI à Manu Alteirac de nous avoir transmis ces travaux et ces quelques planches et surtout MERCI à lui de nous amener matière à réfléchir et à revoir les certitudes et le manque de connaissances qui sont les nôtres sur cet héritage de nos anciens, bien terrestres eux ; héritage peut-être bien plus universel qu’il n’y parait à première vue.

Je terminerais cet article par une citation du philosophe grec Démocrite qui replace dans leur contexte ces quelques paragraphes et la démarche qui les anime :

« Beaucoup de réflexion et non beaucoup de connaissances, voilà à quoi il faut tendre. »

Guillaume Hzt

 

Crédits photos :

  • Planches explicatives bas-reliefs : Copyright Manu Alteirac / Antoine Bruno
  • Visuel affiche : http://www.cambodiancommunityday.org

 

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