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Mémoires passées, Fantômes ou Mythe familial ?

Mémoires passées, Fantômes ou Mythe familial ?

1986 ou 87 : Un devoir de généalogie de CM2 m’a conduit aux archives de ma commune, et devant ces registres qui me dévoilaient quelques ancêtres, j’avais eu l’impression d’être au milieu d’un trésor et je savais qu’un jour j’y reviendrai.

1993 : 17 ans…en discothèque, un gars m’invite à danser un slow, quelque chose m’intrigue chez lui, comme une impression de le connaitre mais je sais aussi que ce n’est pas possible et cette impression est très étrange, et même si le personnage me parait antipathique, le besoin de comprendre ce qui m’intrigue autant est plus fort, j’accepte et « l’aigle noir » version 1992 de Marie Carmen, passe…je crois que c’est la première fois que j’entends cette chanson et mon impression, mêlée à ces paroles prennent un nouveau sens : « c’est alors, que je l’ai reconnu, surgissant du passé, il m’était revenu. Dis l’oiseau, oh dis emmène-moi, retournons au pays d’autrefois… ». Comme je suis déjà passionnée par beaucoup de sujets étranges, l’idée de réincarnation me traverse mais c’est n’importe quoi cette idée, et je préfère ne plus y penser…

Une histoire d’amour débute, il est militaire et lorsqu’il part c’est souvent pour plusieurs mois. On n’a pas encore de téléphones portables et on ne se donne aucunes nouvelles durant ces absences, je ne sais donc jamais à l’avance quand je le reverrai.

Et pourtant, c’est arrivé à 3 reprises, scénarios identiques, et après une absence plus ou moins longue, j’annonce « qu’il arrive » à une amie, à chaque fois la même amie. Après avoir « entendu ces mots sortir de ma bouche alors que mes pensées ne correspondent pas » je me demande pourquoi j’ai dit ça, et à chaque fois dans la minute qui suit, il arrive dans le lieu ou nous sommes, les 3 fois dans des lieux différents, et à chaque fois la radio se met à passer aussitôt « l’aigle noir ». Mon amie qui assiste à chaque fois à cette même scène, me dit que je suis médium. Je ne réponds rien à ça, car elle, n’a pas remarqué la chanson qui accompagne cette situation qui se répète encore et encore, moi oui et je suis persuadée que c’est autre chose, qui me dépasse et me fait même peur…quelque chose de « paranormal » (c’est le seul mot qui me semblait coller à l’époque même si aujourd’hui, je ne vois plus les choses sous cet angle).

L’histoire se termine au bout d’un an et demi, d’une manière très douloureuse et je ne l’ai plus jamais croisé; mais cette histoire j’y repense souvent…retrouvailles d’une connaissance de vie passée ? Est-ce que c’est ce qu’on appelle une âme sœur ? Je ne saurais peut-être jamais mais le lien avec cette chanson m’intrigue vraiment et je suis certaine qu’il y a un réel sens à tout ça, j’aimerais comprendre. Je n’en parle à personne, bien consciente que c’est trop étrange pour être raconté.

2003 : l’idée de plonger dans ma généalogie revient et ça devient une vraie passion. J’y passe une grande partie de mon temps libre, et parfois, j’en rêve…

Une nuit, je rêve que j’attends mon collègue de travail avec lequel je fais du covoiturage devant chez lui, il fait nuit et une classe de l’école primaire arrive au fond du quartier, je suis étonnée car leur présence est vraiment étrange au milieu de la nuit et arrivés à mon niveau, ces enfants se mettent tout autour de moi. Je sais à ce moment-là que ce sont mes ancêtres et qu’ils ont besoin de mon aide.

Ce rêve curieux, j’y pense souvent, même si je n’ai encore aucune idée que cette généalogie me renverra plus tard à mon histoire de 1993…

2006 : Je finis par me dire que ces noms et ces dates dans ma généalogie, ce n’est pas ce que je cherche vraiment, mais sans savoir que ces recherches me mèneront plus tard à faire d’autres découvertes plus surprenantes…je décide d’arrêter là, avec l’idée que j’y reviendrais sûrement…J’ai aussi distribué à l’époque quelques exemplaires à quelques membres de la famille.

2009 : Ma cousine, me raconte une histoire vécue, pleine de répétitions et de synchronicités autour de « Sainte Barbe ». Un thérapeute lui a aussi dit qu’une mémoire d’ancêtres est à guérir, elle n’a jamais entendu parler de ce genre de choses et n’y croit pas du tout. Mais ça l’intrigue et elle demande quand même quel ancêtre, il lui dit de remonter toujours par les femmes jusqu’à l’arrière arrière-grand-mère. Elle a donc chez elle une copie que je lui avais donné quelques années plus tôt et cherche cette ancêtre par curiosité. Il s’agit de Marie R., née le 4 décembre 1823. Sur le calendrier, le 4 décembre fête « sainte Barbe » ! Là son histoire de répétitions de Sainte Barbe, mêlée à cette trouvaille guidée par ce thérapeute prend un sens…étrange ! Son histoire de répétitions de Sainte Barbe, me rappelle mon histoire d’aigle noir, mais là encore je garde mon histoire secrètement. Je pense souvent à nos 2 histoires, ça m’obsède presque et je suis convaincue qu’elles sont liées mais il aura fallu 2 ans avant qu’une nuit d’insomnie, tout s’éclaire…

2011 : « L’aigle noir » chanté par Marie Carmen en 1993, à été écrite par Barbara

  • Cettearrière arrière-grand-mères’appelle Marie
  • La fille aînée de ma cousine s’appelleCarmen
  • La chanteuseBarbara, à unprénom dérivé de Barbe et se fête le 4 décembre

Après avoir lié nos histoires, un post sur un forum de généalogie m’a amené jusqu’à Marie B. sur son forum. Marie est une personne extraordinaire, qui à donner beaucoup de son temps pour m’aider à « décortiquer » cette généalogie par les symboles reliés aux dates, les étymologies, l’analyse des rêves, etc… c’était le début d’une longue et belle aventure pleine de synchronicités, de magie…et de prises de consciences sur les symboles qui nous entourent…

Pour terminer :

– la personne qui m’a conduit à Marie B., m’a fait remarquer que sa date de naissance : 12/04 est l’inverse de celle de Marie R : 04/12

– Marie R : l’étymologie de son nom de famille est « colline du bois »

– Marie B : l’étymologie de son nom de famille est « petit bois »

Barbara aurait écrit cette chanson, après l’avoir rêvé. Un rêve plus beau que la chanson, dit-elle. Dans ses mémoires interrompues « il était un piano noir », elle dévoile, à demi-mots, un drame familial subi par son père. Un psychanalyste aurait analysé la chanson l’aigle noir comme une représentation symbolique du drame vécu par Barbara.

Après avoir raconté mon histoire à ma cousine, sa fille ainée, Carmen avait trouvé sur internet cette histoire concernant la chanson. Ma cousine m’avait alors dit que ce même thérapeute qui lui avait parlé de mémoire d’ancêtre, lui avait aussi dit que Marie R. avait vécu ce même drame par son père.

Sainte Barbe vécut au IIIè siècle, elle aurait été torturée puis décapitée par son père.

Ce résumé n’est qu’un début des prises de consciences…

Beaucoup de questions soulevées par cette histoire : Simples coïncidences ? Est-ce que ces symboles nous révèleraient des mémoires inconscientes ? Est-ce que des fantômes familiaux nous guideraient pour prendre conscience du passé ? Marie R. (1823-1911) m’aurait-elle guidée jusqu’à Marie B. pour mettre en lumière son histoire ?

Anaïs

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