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Un Hôtel Hanté ? (Laurent)

Un Hôtel Hanté ? (Laurent)

Lieu : Argelès-sur-Mer, Pyrénées Orientales

Derrière ce titre un peu « films de série B » se cache une expérience que nous avons vécue ma femme et moi, alors que nous étions en vacances dans le Sud de la France. Nous avions choisi un petit hôtel, entre mer et montagne à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées Orientales. Nous devions y passer la semaine. L’endroit plutôt bien situé possédait tout ce dont on pouvait rêver : la montagne à côté de nous, la mer à quelques minutes de route en voiture, et les seuls voisins que nous avions étaient un vieux fermier catalan et un restaurant ma fois plutôt bon. Tout était réuni afin de passer un excellent séjour.

Nous sommes arrivés en fin de journée, la chambre ne se libérant qu’à partir de 16 h. Elle se situait au premier étage, en bout de couloir, éclairée par la sortie de secours qui menait à un balcon offrant une vue imprenable sur la campagne Catalane Française. La chambre se composait d’une salle de bain à droite de l’entrée, et d’une pièce principale avec une petite table, le lit et la télévision. En rentrant, avec mes ressentis habituels, j’ai senti quelque chose qu’à l’époque je ne savais identifier. La lumière de la salle de bain a grillé au moment où nous l’avons allumée. Après un signalement à l’accueil, la dame nous regarde et nous murmure d’un air un peu perplexe et las : « Encore cette chambre ! ». J’avoue que cette remarque nous a laissé pantois tous les deux. Mais ça s’est arrêté là ! Nous sommes sortis, et nous avons oublié ce ressenti.

Le premier soir pointa enfin rapidement le bout de son nez, l’heure de se coucher aussi. J’ai passé l’intégralité de la nuit à mal dormir : cauchemars, impression d’oppression et surtout des bruits de pas autour de notre lit. Le sol était un plancher donc je pouvais l’entendre aisément craquer sous le poids de quelqu’un. Je n’ai rien dit à ma femme qui dormait à poings fermés à côté, afin de ne pas l’effrayer.

Le lendemain, la journée se déroula sans encombre, nous profitions du soleil et du beau temps du Sud, mon cerveau ayant déjà occulté les événements récents, de la même manière que l’on oublie les rêves de la nuit au fil de la journée. Vers 18h, nous sommes revenus à l’hôtel afin de nous doucher un peu, et de nous préparer pour aller au restaurant. J’attendais ma femme, allongé sur le lit, en train de lire un bon roman (un thriller du Français Franck Thilliez), pendant qu’elle prenait sa douche. Elle chantait lorsque soudain j’entendis trois coups sourds sur le mur. Ma femme, en riant, me dit : « Hey dis que je chante mal aussi ». Je lui ai répondu tout naturellement que je n’étais pas à l’origine de ces coups. Nous croyions à ce moment-là que les voisins d’à côté ne supportaient pas les gammes de ma tendre moitié. À notre retour du repas, vers 22h, nous avons vérifié par acquis de conscience si nous avions des voisins de chambrée. En effet, un doute subsistait en nous : il est quand même rare que dans un hôtel 3 étoiles les murs soient si peu épais et laissent le bruit passer de la sorte. Quelle ne fut pas notre surprise de constater qu’en guise de voisins nous n’avions qu’un simple placard à balais.

J’ai alors expliqué à ma femme mon expérience de la première nuit, et elle m’avoua à son tour une chose qui lui était arrivée : alors qu’elle s’habillait, elle a vu du coin de l’œil, au niveau du placard, la silhouette d’un homme assez grand. Je peux vous affirmer qu’il n’y avait pourtant pas d’intrus dans la chambre.

À partir de ce moment-là, tout s’est emballé. Alors que je prenais ma douche, j’ai vu la poignée de la porte bouger seule, on entendait souvent des coups, les nuits étaient courtes. Nous avons décidé de dormir avec la lumière de cette même salle de bain (l’ampoule avait été changée entre temps) allumée. La dernière nuit, nous nous sommes dits : « Arrêtons un peu de psychoter, je vais éteindre cette lumière ». Cela faisait à peine 5 minutes que nous étions plongés dans le noir total que nous entendions un énorme coup sur la porte de cette même pièce. Naturellement, j’ai rallumé la lumière. Durant cette même nuit, nous avons vu clairement la porte bouger seule.

Avec le recul, et mon évolution actuelle, cet épisode de notre vie ne m’aurait plus fait peur du tout. A cette époque, je vivais dans le carcan que la société nous a imposé et qui dit que le « paranormal » (même si je préfère le terme d’inexpliqué) doit faire peur et qu’on doit le craindre. Avec le recul, je sais qu’une personne souhaitait communiquer avec nous et se manifestait de la seule manière qu’il le pouvait. Notre peur est née d’une méconnaissance et quand on y regarde bien, cela ne nous a jamais fait de mal et j’ai depuis une pensée tendre pour cette personne, en espérant qu’il soit monté vers la Lumière de notre bel Univers. Je ne sais toujours pas qui était cette personne, ni même ce qui est arrivé dans cet hôtel, aucun article n’en parle. Peut-être est-ce la mémoire des murs ? Du terrain ? Une âme errante ? Je ne le saurai jamais et cette expérience m’a beaucoup aidé à avancer dans la spiritualité en balayant mes peurs inconsidérées.

Laurent

 

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